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Affaires publiques

Alors que l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) se penche sur le dossier du terminal de conteneurs de l’entreprise QSL, la Table citoyenne du Littoral Est n’en reste pas là. Elle est désormais à la recherche d’alliés politiques pour faire avancer sa cause. Le groupe peut maintenant compter sur l’appui du chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Avi Lewis, qui demande aussi une évaluation indépendante des impacts dans le dossier.

Julie-Anne Perreault - CKIA 88,3

De passage pour une visite dans la Capitale-Nationale en pleine journée de célébration de la Saint-Jean, Avi Lewis dit appuyer « à 100 % » le groupe dans sa cause. Sans toutefois demander l’arrêt complet du projet comme la Table citoyenne, le politicien juge que le projet de terminal de conteneurs doit faire l’objet d’une évaluation indépendante.

« Il y a une tendance pour les projets d’intérêt national et c’est une façon d’éviter les évaluations et les consultations avec les peuples autochtones », croit le chef qui a été élu en mars dernier.

L’an passé, le gouvernement fédéral de Mark Carney a adopté le projet de loi C-5 qui permet d’accélérer la mise en place de projets d’envergure nationale. Selon Avi Lewis, un débat « public » et « total » doit se tenir sur le projet de terminal de conteneurs situé au port de Québec.

« Le gouvernement a changé les règles », lance M. Lewis. « C’est très inquiétant », ajoute-t-il.

Dans le contexte actuel, le chef reconnaît que les pouvoirs de son parti restent limités alors que le gouvernement libéral est majoritaire et que le NPD n’a que 6 sièges à la Chambre des communes.


Les retombées économiques au cœur du débat

Plus tôt cette semaine, le PDG de l’entreprise QSL, Robert Bellisle, a pris la parole dans les médias. Il dénonce la lenteur du processus.

L’homme d’affaires rappelle aussi les retombées économiques du projet et les défis affectant la chaîne d’approvisionnement canadienne.

En réponse à cette déclaration, le chef du NPD convient de l’importance du développement économique, mais estime qu’il ne doit pas se faire au détriment d’un processus d’analyse rigoureux.



« On a besoin du développement économique, mais il y a aussi une économie de soins », ajoute Avi Lewis, citant un système de santé et d’éducation en crise.

« Et où sont les dollars du fédéral? », questionne le chef du NPD.



Photo : Projet de porte-conteneurs de l'entreprise QSL, site web. 


L’historique du dossier

En avril dernier, le gouvernement du Canada désigne officiellement le port de Québec comme terminal de conteneurs international. Ce nouveau statut permet à l’entreprise QSL de déposer son projet de porte-conteneurs en eaux profondes. À terme, l’entreprise prévoit déplacer jusqu’à 200 000 boîtes métalliques annuellement.

Les voix des communautés et organismes des quartiers centraux se sont rapidement élevées, craignant l’impact du projet sur la qualité de l’air du centre-ville, déjà affectée par les activités du port de Québec.

Comparativement au feu projet Laurentia, les plans de QSL ne prévoient pas d’agrandissement dans le fleuve ni de nouveaux quais. L’évaluation des impacts est donc confiée à l’administration portuaire.

La Table citoyenne du Littoral Est exigeait alors que l’étude d’évaluation des impacts soit confiée à une entité neutre et indépendante. Selon elle, le Port de Québec fait lui-même la « promotion » du projet.

Le regroupement a eu gain de cause alors que l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) prendra 90 jours pour évaluer la situation et prendre sa décision.

Photo : Tommy Bureau (militant du NPD), Avi Lewis (chef du NPD) et Daniel Guay (porte-parole de la Table citoyenne du Littoral Est). Courtoisie de la Table citoyenne du Littoral Est.

 
 

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