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Actualité

Affaires publiques

Les résidents du quartier Cap-Blanc, dans l’arrondissement du Vieux-Québec, demandent une réduction de la vitesse sur le boulevard Champlain. Des parents du quartier s’inquiètent pour la sécurité de leurs enfants. Accompagnés du député de Taschereau, Étienne Grandmont, ils demandent au ministère des Transports et de la Mobilité durable de revoir le tronçon qualifié de « piste de course ».**


Julie-Anne Perreault – CKIA 88,3


« Les enjeux qu’on a, c’est la perte de contrôle des véhicules. Les enfants jouent dans la cour arrière, et la cour arrière est séparée par un trottoir simplement », lance Dave Robitaille, père de jeunes enfants et résident du quartier Cap-Blanc, qui dénonce le manque de sécurité dans le secteur. « Chaque année, on a des véhicules qui perdent le contrôle et qui se retrouvent dans les cours arrière des résidences », ajoute-t-il.


Dans le quartier Cap-Blanc, plusieurs citoyens disposent d’une cour arrière donnant directement sur le boulevard Champlain, lequel est emprunté quotidiennement par environ 17 500 véhicules.


« Seule la transformation physique du boulevard peut amener le changement de comportement attendu pour réduire les risques à long terme, soit la réduction de la vitesse des automobilistes et des camionneurs », avance le président du conseil de quartier du Vieux-Québec-Cap-Blanc-Colline Parlementaire, Jocelyn Gilbert.


Il ajoute qu’il est rare de voir autant de camions lourds circuler en plein milieu d’un site reconnu au patrimoine de l’UNESCO. Le porte-parole précise toutefois que des rencontres et des ateliers ont eu lieu avec le Port de Québec pour améliorer la cohabitation dans le secteur.


Pour le président du comité citoyen du Vieux-Québec, Michel Masse, plusieurs options sont envisagées pour réduire la vitesse, notamment en prenant le secteur de Sillery en exemple.


« Maintenant, il y a un terre-plein, des trottoirs et des traverses piétonnes. C’est plus étroit et on ne voit plus personne rouler à toute vitesse dans le secteur », ajoute le président.


Des excès de vitesse réguliers

Selon les données du photo-radar de la Ville de Québec, 37 % des véhicules qui circulent dans le secteur étaient en excès de vitesse en 2025. Vingt-et-un accidents ont eu lieu sur le tronçon au cours des dernières années.


Cet hiver, un véhicule a d’ailleurs terminé sa course dans la cour extérieure d’une résidence du boulevard Champlain.




L’élu de Québec solidaire implore maintenant le ministre des Transports, Benoît Charette, d’agir le plus rapidement possible.


« Une mère nous a mentionné qu’elle stationne son auto sur le boulevard Champlain pour servir de bouclier à ses trois enfants quand ils jouent dans la cour, parce qu’elle a peur qu’ils se fassent frapper sur leur propre terrain », raconte le député de Québec solidaire, Étienne Grandmont.


« Un radar fixe est la solution à court terme à ce problème. Le retard que la CAQ a pris dans la livraison des radars pour l’ensemble du Québec met en danger des vies. Le boulevard Champlain en est un parfait exemple », ajoute-t-il.


 
 

Émiss
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