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Affaires publiques

La Ruche Vanier dévoilait mardi son Portrait-diagnostic des enjeux socioécologiques et son Plan d’action local en transition socioécologique du quartier Vanier. Fruit de plus de deux ans de consultations publiques et de collaboration avec les gens du milieu, la démarche avait pour objectif de faire émerger une vision collective de l’avenir du secteur. Trois constats principaux émergent de la rencontre : les enjeux liés à la mobilité, à la sécurité alimentaire et au manque d’espaces verts.

CKIA 88,3 – IJL

 Julie-Anne Perreault

Ce sont les principaux enjeux qui ressortent de la rencontre organisée à La Chapelle Spectacles pour présenter les résultats obtenus par La Ruche. Le portrait-diagnostic et le plan d’action abordent une vaste panoplie de thèmes, tels que la mobilité active et durable, la biodiversité et le verdissement, la sécurité alimentaire, la vie de quartier, les liens sociaux et le pouvoir d’agir citoyen.

L’une des principales caractéristiques du quartier Vanier est d’abord mise en lumière. Entouré par l’autoroute Félix-Leclerc au nord, l’autoroute Laurentienne à l’est, le boulevard Père-Lelièvre à l’ouest et la rivière Saint-Charles au sud, le quartier forme un quadrilatère « enclavé ». Le secteur est également décrit comme « distinct et marginalisé », où l’usage de la voiture est prédominant et où les déplacements à vélo et à pied sont moins favorisés.

L’insécurité alimentaire est ensuite évoquée. Bien que le quartier compte principalement des commerces de grandes surfaces situés en périphérie, leur accès demeure limité ou tributaire de l’utilisation de la voiture.

Dans le portrait-diagnostic, on indique même que les commerces offrent des produits alimentaires « à faible valeur nutritive, tandis que l’accès à des aliments frais, sains et abordables demeure plus limité ».

On peut également y lire : « Les consultations citoyennes menées dans le cadre de la démarche mettent en évidence des défis récurrents liés à l’accès quotidien à l’alimentation, notamment le prix élevé des aliments, le manque de produits locaux disponibles et la distance importante à parcourir pour accéder aux principaux pôles alimentaires commerciaux. »

Au final, l’insécurité alimentaire peut également affaiblir le système immunitaire, augmentant « la vulnérabilité aux infections, la fréquence des hospitalisations et le recours aux services de santé ».

Enfin, le troisième constat principal concerne le manque d’espaces verts. Le territoire de Vanier est largement marqué par des usages commerciaux et industriels, et la canopée ne représente que 13 % à 14 % du secteur.

Plusieurs résidents questionnés dans le cadre de l’étude évoquent cette réalité : « Il fait chaud l’été dans le quartier » et le quartier est « bétonné ».

    « La recherche démontre que les inégalités socioéconomiques se reflètent souvent dans la distribution de la canopée urbaine, créant une     “injustice environnementale” où les populations les plus vulnérables bénéficient le moins des bienfaits de la végétation urbaine. »

    - Extrait du Portrait-diagnostic des enjeux socioécologiques de Vanier


Des vulnérabilités identifiables

Plusieurs indicateurs de vulnérabilité sont également soulevés dans l’étude, notamment en lien avec le niveau de scolarité des résidents et les conditions de logement.

« Ces vulnérabilités sociales, économiques et résidentielles observées à Vanier contribuent à un cumul de facteurs de risque ayant des effets sur la santé de la population. Ce cumul crée un environnement où la santé de la population est fragilisée et l’expose davantage à des conditions défavorables à son bien-être », peut-on lire dans l’étude.

Plusieurs éléments, comme l’isolement, le revenu et les conditions de vie, se renforcent mutuellement, amplifiant les risques pour la santé des résidents.


Passer à l’action

Parmi les multiples projets et pistes de solutions proposés, les résidents s’entendent pour continuer à militer en faveur de la conversion de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain. Selon eux, le projet permettrait de reconnecter le quartier avec le reste du secteur et d’assurer une meilleure sécurité aux personnes qui circulent à pied.

Au-delà de ce dossier, une quinzaine d’actions ont été retenues sur une période de trois ans, dont l’implantation d’un camion-épicerie pour offrir une alimentation de proximité accessible. Cet ajout permettrait aux résidents de bénéficier d’une meilleure offre alimentaire dans le secteur.

Un premier parc naturel pourrait également voir le jour à l’est de Vanier, sur les terrains en friche d’Hydro-Québec. En plus d’augmenter la canopée du quartier, le projet serait centré sur la biodiversité.

Finalement, l’aménagement de traverses sécurisées dans le secteur de Soumande est aussi demandé, près du pôle commercial de Place Fleur de Lys. L’aménagement des rues Blouin et Beaucage sera notamment repensé afin de mieux protéger les piétons et les cyclistes.

Le projet est réalisé grâce au soutien financier de la Ville de Québec dans le cadre de l’Accélérateur de la transition écologique, un programme de financement coordonné par le Fonds d’action québécois pour le développement durable.


Photo à la une : La Ruche Vanier/Facebook


 
 

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