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Affaires publiques

Une coalition menée par l’ex-première ministre péquiste Pauline Marois demande à tous les partis politiques de s’engager à tenir un sommet sur l’itinérance d’ici 2027. Dans une lettre ouverte publiée dans Le Devoir, les signataires croient que se rassembler permettra de trouver des solutions aux défis de l’itinérance. En réponse à cette proposition, les organismes communautaires de Québec sont unanimes : c’est bien d’entamer une réflexion, mais il faut aussi passer de la parole aux gestes.

Julie-Anne Perreault

CKIA 88,3 - IJL 

« Ça fait plusieurs sommets et états généraux qu’on réalise avec des pistes claires et des solutions », a réagi le directeur général de Lauberivière, Éric Boulay.

Par le passé, il rappelle d’ailleurs avoir été panéliste à un sommet des municipalités en 2023. Il précise que, l’année suivante, le Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ) partageait ses États généraux 2024, une déclaration commune « visant à orienter les efforts futurs pour renverser la tendance de l’itinérance ».

« Maintenant, je me réjouis tout le temps quand on parle d’itinérance parce qu’il y a beaucoup de gens qui en souffrent », lance-t-il. « S’il n’y a pas d’actions financées en lien avec ce sommet-là, on va tourner en rond », déclare le directeur.

Celui qui est en fonction à Lauberivière depuis 2011 rappelle la hausse des besoins dans les dernières années. En moyenne, 70 % des demandeurs étaient de nouvelles personnes n’ayant jamais connu l’itinérance à Lauberivière.


La durée d’hébergement était de 11 jours il y a deux ans. Elle est maintenant de 28 jours. « Ça prend des solutions pérennes », précise-t-il.


Le directeur ajoute aussi qu’il accueille somme toute positivement l’idée d’un éventuel nouveau sommet dédié à l’itinérance.

Ariane Desharnais, coordonnatrice du Répit Basse-Ville, se questionne sur la place que prendraient les intervenants ou les organismes communautaires dans ce genre de sommet.


On parle beaucoup d’itinérance, on réfléchit beaucoup à l’itinérance, mais il n’y a jamais réellement de place pour des discours plus constructifs qui mènent à quelque chose de concret », affirme la coordonnatrice. « Ils doivent utiliser ce qui ressort de ce sommet-là », précise-t-elle.

Celle qui dit elle-même « rêver en couleur » s’attend à des actions concrètes et pérennes de la part des gouvernements. Comme l’enjeu de l’itinérance est intersectionnel, cela ajoute des défis dans la façon de travailler collectivement pour gérer l’enjeu.



« Traiter l’itinérance en urgence, c’est ce qu’on fait chaque année », déplore celle qui coordonne le Répit, un lieu d’accueil à haut seuil d’acceptation pour les personnes en situation d’itinérance.

« Ça va coûter cher, l’itinérance, si on laisse ça aller. Ça prend un financement ou un engagement de l’État », ajoute Ariane Desharnais.


« On n’est pas tout seuls là-dedans », lance Elaine Lepage

L’idée, partagée par la politicienne Pauline Marois, a fait son chemin jusqu’aux élus de l’équipe de Québec Forte et Fière. De passage sur nos ondes dans l’émission Québec, réveille !, la conseillère municipale du district Saint-Roch–Saint-Sauveur a salué cette démarche.

La conseillère mentionne d’ailleurs que l’itinérance s’est imposée comme thème central des discussions lors des Assises de l’Union des municipalités du Québec, du 13 au 15 mai dernier. Les infrastructures étaient le thème principal, mais « l’itinérance s’est imposée d’elle-même », explique-t-elle.

Elaine Lepage raconte qu’il y avait un panel de discussion sur l’itinérance où siégeaient notamment la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, la mairesse de Gatineau, la mairesse d’Alma et la mairesse de Montmagny.

« Ils nous disaient à quel point ils étaient complètement dépassés par la situation », déclare-t-elle.


« On dirait qu’on est sur cet élan-là, en vue de la campagne électorale. Puis, de voir de plus en plus de gens se positionner sur le sujet, ça me rassure. » — Élaine Lepage, conseillère du district Saint-Roch–Saint-Sauveur

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a quant à lui ajouté son nom à la lettre ouverte publiée dans Le Devoir : « Je suis honoré de me joindre à une grande dame du Québec, Mme Pauline Marois, pour demander un sommet national sur l’itinérance », écrit-il sur les médias sociaux.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, il précise qu’il faut refuser que la rue devienne un lieu de vie acceptable.

 
 

Émiss
ions

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