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Affaires publiques

Alexandre Pouliot, président de l’Université du Québec (UQ), Jean-François Simard, ministre responsable de la Capitale-Nationale, et le maire de Québec, Bruno Marchand, ont présenté conjointement leur plan pour faire de Saint-Roch un quartier universitaire au cours des prochaines années. L’objectif est d’attirer 1 000 étudiants, d’y construire de nouvelles résidences ainsi qu’un nouveau pavillon.

Julie-Anne Perreault

CKIA - IJL

On aurait pu le deviner depuis le panel de discussion organisé par l’UQ en février dernier, où l’Université du Québec annonçait la construction de 100 nouvelles unités d’habitation dans Saint-Roch. L’organisation disait déjà que ce n’était « qu’un début ». Maintenant, elle se donne cinq ans pour transformer Saint-Roch en quartier latin.

Le nouveau secteur, qui deviendra officiellement le quartier universitaire, sera délimité par un quadrilatère formé des rues du Roi, du Pont, Caron et Saint-Vallier. L’objectif est d’y doubler le nombre d’étudiants. On y retrouve déjà l’ENAP, les sièges sociaux de l’Université TÉLUQ et de l’Université du Québec, La Fabrique de l’Université Laval, l’INRS ainsi que des résidences universitaires.



« Saint-Roch réunit déjà plusieurs forces vives de l’Université du Québec. Notre ambition est maintenant de franchir la prochaine étape », explique Alexandre Pouliot, président de l’Université du Québec.

La vision présentée aujourd’hui à l’ENAP mise notamment sur la construction d’un nouveau pavillon, où l’UQ souhaite accueillir des programmes de premier cycle en complémentarité avec les formations déjà offertes dans le quartier. Quant au logement, 240 unités sont projetées par l’organisation.

Une contribution financière de 625 000 $ provient de l’UQ. Ce montant inclut 187 000 $ du Secrétariat à la Capitale-Nationale afin de permettre l’embauche d’une personne chargée de projet qui veillera à la concrétisation de l’initiative.

« On espère conclure des ententes qui permettront de diversifier les sources de financement », a ajouté le président. Ce dernier a précisé être déjà en discussion avec la Fondation de l’Université du Québec, en plus d’espérer pouvoir profiter du programme Maisons Canada, où près d’un milliard de dollars est disponible pour la construction.

Même si les représentants de l’Université du Québec se sont dits « fiers » de se réunir avec la Ville de Québec et le gouvernement aujourd’hui, ils ne s’en cachent pas : le modèle de réalisation des résidences étudiantes et du pavillon reste à déterminer.



« Le modèle sur lequel on se base, c’est vraiment celui du Balmoral à Montréal », avance le président.

Dès l’automne 2026, ce complexe moderne et créatif, nommé l’îlot Balmoral, hébergera notamment l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias du Centre de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).




Un élan commercial à haut potentiel pour la SDC

De son côté, Catherine Pelletier, directrice générale de la SDC Saint-Roch, accueille positivement l’annonce d’aujourd’hui.

« Plus d’étudiants dans le quartier, ça veut dire plus d’étudiants qui dépensent dans les commerces et qui fréquentent le quartier », ajoute-t-elle. La directrice précise d’ailleurs que la SDC entreprendra une mise à jour de son image de marque cet été et qu’elle le fera notamment en collaboration avec les institutions universitaires.

Alors qu’un grand nombre de locaux commerciaux et résidentiels affichent « à louer » sur la rue Saint-Joseph, Catherine Pelletier reconnaît que voir naître des résidences ou des pavillons étudiants serait une bonne chose pour le quartier. Des discussions entre les groupes immobiliers et les universités seraient d’ailleurs à l’ordre du jour.



La conseillère du district Saint-Roch–Saint-Sauveur, Elainie Lepage, ne cachait pas son enthousiasme à l’égard de l’annonce d’aujourd’hui.

« Je suis vraiment contente. C’est un projet qui est dans les cartons depuis des mois, qui est discuté en coulisses, et nous avons eu des rencontres très productives », affirme la conseillère, qui estime que le projet s’aligne parfaitement avec le Plan Saint-Roch 2026-2029.


 
 

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