De passage dans la Capitale-Nationale vendredi, les co-porte-paroles de Québec Solidaire (QS), Ruba Ghazal et Sol Zanetti, accompagnés du député de Taschereau, Étienne Grandmont, ont présenté une série d'engagements en lien avec la culture. Au total, le parti s'engage à verser un demi milliard de dollars au milieu artistique.
Julie-Anne Perreault - CKIA 88,3
La formation à l'intention de doubler le financement accordé au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), en y injectant un montant additionnel de 380 millions de dollars.
« La culture c'est le ciment de l'identité québécoise », a lancé Ruba Ghazal, en point de presse à la salle du Pantoum, située sur la rue Saint-Vallier.
«Malheureusement, depuis longtemps, nos artistes, les réalisateurs, les producteurs, les artisans de notre milieu culturel doivent toujours faire plus avec moins», se désole la porte-parole.
Dans un contexte où le Québec doit rivaliser avec les géants américains et la montée de l'intelligence artificielle, Québec Solidaire croit que le gouvernement doit investir d'avantage pour protéger la culture québécoise.
S'il est porté au pouvoir le 5 octobre prochain, un gouvernement de Québec solidaire doublerait le financement de la production culturelle.
Projet pilote de « filet social » à Québec
En plus de ces investissements, QS souhaite également mettre en place un projet pilote pour les artistes de la Capitale-Nationale. Le parti décrit l'initiative comme un « filet social pour les artistes ».
« Des artistes du Québec en arrachent depuis des années. À Québec Solidaire, on les a entendus », lance Sol Zanetti, député sortant de la circonscription de Jean-Lesage. L'élu souligne au passage le fait que plusieurs artistes ont passé par une salle comme celle du Pantoum avant d'être reconnu à travers le monde. Comme quoi les initiatives locales propulsent la culture d'ici à travers le monde.
« Le filet social c'est essentiellement des prestations pour soutenir financièrement les artistes», ajoute le solidaire.
Le porte-parole précise que les critères d'acceptabilité seront déterminés conjointement avec les organisations culturelles de la Capitale-Nationale.
« Choisir de travailler en culture ne devrait pas se faire en renonçant à une vie digne. »
— Sol Zanetti, co-porte-parole de Québec Solidaire
La formation se dit également ouverte à étendre son projet pilote à d'autres régions de la province mais préfère se concentrer sur Québec pour l'instant. Québec Solidaire a d'ailleurs affirmé que le cadre financier de la formation sera dévoilé sous peu.
