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Affaires publiques

Après plus d'une vingtaine d'années d'activité dans le quartier, la Clinique vétérinaire du Faubourg ferme définitivement ses portes. Dans un courriel envoyé à ses clients, l'établissement précise avoir pris cette décision après une pause temporaire de ses activités.

Julie-Anne Perreault

CKIA - IJLA 

Autrefois indépendante et située au 33, boulevard René-Lévesque, la Clinique vétérinaire du Faubourg a été rachetée par le groupe vétérinaire Globalvet, une bannière de l'entreprise Daubigny. Comme plusieurs autre clinique appartenant au groupe, la clinique de Montcalm a été fermé temporairement avant sa fermeture définitive cette semaine. 


 « Depuis la pause temporaire des opérations de la Clinique vétérinaire du Faubourg (Globalvet), nous avons travaillé à trouver une solution qui nous permettrait de rouvrir nos portes et de continuer à servir notre communauté. Malheureusement, malgré tous nos efforts, nous avons dû prendre la difficile décision de fermer définitivement l'établissement. »

— Extrait du courriel envoyé aux clients le 30 juillet dernier


On précise également dans le courriel que la priorité de l'entreprise est de veiller à ce que les clients et leurs animaux aient accès à des soins vétérinaires de qualité. Les propriétaires d'animaux dont les dossiers étaient suivis à la Clinique vétérinaire du Faubourg sont invités à se tourner vers les autres cliniques de Daubigny. Les dossiers seront désormais pris en charge par les établissements Québec-Centre, Hamel ou Duplessis.


Pas un cas isolé ?

Ce n'est pas la première clinique appartenant au groupe Daubigny à fermer ses portes dans les dernières années. En septembre 2025, le groupe annonçait la fermeture temporaire de huit de ses cliniques. En novembre dernier, la bannière essuyait un autre coup dur en cessant définitivement les activités de la Clinique vétérinaire Douville, à Saint-Hyacinthe.


À l'époque, le groupe avait cité la pénurie de main d'oeuvre pour expliquer ses fermetures. 


Marie-Michèle Doiron, vice-présidente à la FPS-CSN, témoigne toutefois d'un « exode » parmi les employés du groupe. 

« Quand Daubigny rachète leurs cliniques, les employés ont tendance à aller ailleurs. Ils perdent une partie de leurs conditions. Par exemple, on leur retire non pas des jours, mais des semaines de vacances », raconte-t-elle.


Pour la vice-présidente, l n'y a pas « de lien direct » entre la fermeture de la clinique de Québec et le processus de syndicalisation qui a vu le jour dans plusieurs établissements au Québec.


Pour l'instant, la CSN indique compter cinq cliniques Daubigny syndiquées. La plupart se trouvent dans les régions de la Montérégie, des Laurentides et de Montréal. Les portes-paroles précisent toutefois qu'aucun mouvement syndical est en formation à Québec. 


François Proulx-Duperré, secrétaire général au Conseil central Québec–Chaudière-Appalaches, s'inquiète quant à lui de l'accessibilité aux soins vétérinaires pour la population. « Quand Daubigny étend son pouvoir, les gens se retrouvent devant un non-choix », ajoute-t-il. 

 
 

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