Né d'un profond désir d'accompagner les personnes âgées et de stimuler leur mémoire cognitive, le projet Mémoire de Victorine a été fondé par deux amies, Rosalie et Shana. Après une première phase marquée par des ateliers d'écriture et de création à l'automne, le projet a officiellement conclu sa phase II la semaine dernière.
Julie-Anne Perreault - CKIA 88,3
En collaboration avec le Service amical Basse-Ville et Route d'artiste, Mémoire de Victorine organisait mardi dernier une soirée festive pour conclure la phase II de son projet, tout en annonçant les prochains événements de sa programmation.
Lors de cette seconde phase, des artistes de différentes disciplines ont offert des ateliers aux aînés, toujours dans l'objectif de l'organisme de tisser des liens et de stimuler leur mémoire. Trois artistes de différents horizons ont participé à l'initiative : Flavia Nascimento, en musique brésilienne, percussion et chant, Sarah Paquin, en conte, et Sandra Contour, en musique et composition.
« On a tourné des vidéoclips avec des costumes pour faire comme si on réalisait un vidéoclip de Sandra, puis on a aussi fait des enregistrements sonores », se remémore Shana Paquette, cofondatrice et directrice générale de Mémoire de Victorine.
Certains enregistrements seront d'ailleurs intégrés au prochain album de Sandra Contour.
D'atelier à OBNL
À l'automne 2025, l'organisation lançait la phase I sous forme de projet pilote, en collaboration avec le Service amical Basse-Ville. Comme leur organisme n'était pas encore constitué, c'était une belle façon de tester certaines activités et animations.
« Ça a vraiment bien fonctionné, les gens étaient super contents », se souvient Shana, en précisant que la musique a été l'activité qui a le mieux fonctionné auprès de la clientèle.
En trois mois, l'organisation s'est concentrée sur la découverte de trois disciplines différentes : la littérature avec Jean-Marie Alexandre, la musique avec Christophe Lahaie et les arts vivants avec Jeanne Skura.
« Cette année, on est parti du même principe », ajoute-t-elle.
C'Est à l'automne ne de la même année, que l'organisation est devenue un Organisme a but non lucratif (OBNl).
« Le projet est vraiment né de la rencontre entre Rosa et moi », raconte Shana Paquette, cofondatrice et directrice générale. « Rosalie est infirmière clinicienne et ça fait longtemps qu'elle rêvait de partir un organisme pour les personnes aînées qui emploierait la culture comme manière de prendre soin de soi », précise la directrice.
En parallèle, Shana animait des ateliers d'écriture au Service amical Basse-Ville. C'est en discutant ensemble qu'elles ont réalisé qu'elles avaient des compétences complémentaires et un intérêt commun pour la création d'un OBNL.
Mémoire de Victorine a d'ailleurs été nommée en l'honneur de la grand-mère de Rosalie, qui est toujours vivante.
D'autres projets au calendrier
Pour la suite des choses, d'autres milieux de vie pour personnes aînées s'ajouteront au programme. Une nouvelle gamme d'interventions culturelles sera aussi proposée, comme des ateliers d'écriture de fanzines, des ateliers de sculpture d'argile et de papier mâché, de la linogravure et d'autres activités.
« Si quelqu'un veut nous inviter à la fête de sa grand-mère, on pourrait venir animer une fête », ajoute Shana.
En plus de diversifier ses activités, Mémoire de Victorine participe aussi à l'incubateur créatif de la bibliothèque Gabrielle-Roy, dont le but est de créer des liens entre huit organismes de la Ville de Québec.
Un partenariat est aussi mis en place avec le Théâtre le Périscope. Différents spectacles seront ciblés et proposés aux milieux de vie afin de faire des interventions et des sorties culturelles.
À Noël, l'organisme va aussi lancer un produit particulier : la trousse Victorine.
« On est en train d'élaborer ça, pour que les gens puissent continuer de se stimuler et de soutenir leur mémoire à la maison », ajoute la cofondatrice. « C'est un produit qui sera envoyé quatre fois par année », précise-t-elle.
