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Actualité

Affaires publiques

La mobilisation historique du milieu communautaire, présente aux quatre coins du Québec, débutera le 23 mars et culminera le 2 avril par une grande manifestation devant l’Assemblée nationale. D’ici là, la cellule de la Capitale-Nationale se prépare, avec près d’une centaine d’organismes déjà munis d’un mandat de grève.


Julie-Anne Perreault - CKIA 88,3


Le mouvement Le communautaire à boutte! est né à Shawinigan et à Mékinac, en Mauricie. Des groupes communautaires se sont mobilisés pour dénoncer des conditions de travail « devenues indécentes » et rapidement, leur cri du cœur s’est fait entendre aux quatre coins du Québec.


La grève consiste à « interrompre, perturber ou transformer temporairement les activités habituelles ». Pour les organismes et organisations communautaires qui joignent le mouvement, la grève peut prendre la forme de plusieurs actions concrètes, en passant par la fermeture complète et la réduction des services jusqu’à des occupations ou des gestes symboliques. 


« On en a fait des lettres, on en a fait des représentations auprès des députés, des ministres et tout ça, puis ça ne donne rien », expliquait Marie-Ève Bouchard, responsable de la cellule de la Capitale-Nationale au sujet de la naissance de mouvement d’action collective. 


En plus d’exiger un meilleur financement dans le milieu, le mouvement revendique de meilleures conditions de travail, une reconnaissance pleine et entière des organismes, ainsi qu’une protection de leur autonomie. 


« On est la ligne qui fait en sorte que le filet social est encore là, mais il est en train de s’effriter. Il y a des trous dans le filet et on est en train d’en échapper. »

- Marie-Ève Bouchard, responsable de cellule de la Capitale-Nationale pour Le communautaire à boutte !


Manque de financement criant 


À l’aube du prochain budget provincial, qui sera dévoilé le 18 mars prochain, le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) estime que le gouvernement doit investir 2,6 milliards de dollars supplémentaires « pour assurer un financement stable et prévisible ».  


Dans son mémoire prébudgétaire 2026-2027, l’organisation demande au gouvernement de « réinvestir massivement dans les programmes sociaux et les services publics pour garantir les droits fondamentaux, réduire les inégalités et alléger la pression sur les organismes »


Le RQ-ACA rappelle le contexte dans lequel sera présenté le prochain budget Girard en citant par exemple : la crise du logement, l’insécurité alimentaire, l’affaiblissement du filet social, etc. 


Le prochain plan budgétaire 2026-2027, sous le ministre des Finances, Éric Girard, sera présenté le 18 mars prochain, alors que moins d’un mois plus tard, la Coalition avenir Québec devra élire son ou sa prochain(e) chef(fe).

 
 

Émiss
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