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Actualité

Affaires publiques

Le Syndicat des travailleurs du CHU de Québec dénonce aujourd’hui la détérioration importante des conditions de travail dans le réseau de la santé. La baisse des embauches au CHU de Québec–Université Laval (Santé Québec) crée une pression supplémentaire sur les équipes de travail, alors que plusieurs employés disent être carrément « seuls et épuisés ».

Julie-Anne Perreault 

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« Chaque semaine, des départs, des retraites, des démissions et des absences ne sont pas remplacés , lance Caroline Verret, présidente du syndicat. « Cette réalité favorise les départs, l’épuisement professionnel et alimente un cercle vicieux », ajoute-t-elle.

Selon l’organisation, 32 % des postes d’assistant·e en technique de pharmacie (ATP) sont vacants, alors que 20 % des postes de préposé·e aux bénéficiaires demeurent à pourvoir.

La présidente précise également qu’il manque plus de 450 employés de soutien de catégorie 2 actuellement au CHU de Québec. Cette catégorie regroupe les préposés, le personnel du service alimentaire, le personnel de l’hygiène, les employés de la pharmacie ainsi que les assistants techniques en laboratoire.

Le syndicat dénonce au passage l’utilisation du temps supplémentaire obligatoire que le CHU utilise, selon lui, comme façon de pallier le manque de personnel. Cette « dépendance » au temps supplémentaire amène « plus de fatigue et plus d’erreurs ».

« Ce qui devait être utilisé en situation d’urgence est maintenant intégré au fonctionnement quotidien », dénonce la porte-parole.

Pour Carole Duperré, vice-présidente responsable du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), les impacts se font sentir à la fois sur les services offerts aux usagers, tels que l’offre alimentaire et l’entretien ménager, mais également sur les soins directs offerts aux patients :



Selon le syndicat, les compressions et les gels d’embauche touchent aussi le personnel de soutien administratif et les ouvriers spécialisés, tels que les plombiers, menuisiers, frigoristes et électriciens.



Photo : Carole Duperré, vice-présidente Responsable du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) en point de presse aujourd'hui devant le CHU de Québec. Crédits : Julie-Anne Perreault 


Une promesse nommée Santé Québec

Pour les porte-paroles, plusieurs coupures actuelles se font sentir depuis l’arrivée de Santé Québec, cette nouvelle société d’État qui coordonne la santé et les services sociaux dans la province. Le syndicat estime même que les décisions de l’agence aggravent la crise.

« En 2024, juste en préposés, on était 1 200, et déjà à ce moment-là, il manquait des gens. Présentement, on est 1 078 préposés aux bénéficiaires », constate Carole Duperré. « Ça ne fait que diminuer et il y a eu des coupures avec Santé Québec », déplore-t-elle.

Mélanie Pelletier, vice-présidente du Conseil central Chaudière-Appalaches (CSN), ajoute que rien ne démontre l’efficacité de cette nouvelle réforme, pour laquelle le réseau a de grandes attentes.



« Il n’y a aucune amélioration, le réseau est encore pire . Je ne suis pas très impressionnée par cette grosse bibitte qu’est Santé Québec, qui devait tout sauver », dénonce la vice-présidente.

« Santé Québec multiplie les couches administratives, mais oublie un élément : l’humain derrière tout ça », croit pour sa part Carole Duperré.


 
 

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