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Affaires publiques

Hier soir, à l’Espace Sherpa, se tenait une première soirée de rassemblement du milieu communautaire dans le cadre du mouvement Le communautaire à boutte. Après la phase 2, qui avait culminé avec une marche historique devant l’Assemblée nationale de 10 000 personnes venues des quatre coins du Québec, le milieu prépare activement ses prochaines actions.

Julie-Anne Perreault 

CKIA 88,3 - IJL

« On ne se cachera pas que le gouvernement, c’est ce qu’il attend, je pense : qu’on s’essouffle », lance Marie-Ève Bouchard, porte-parole de la cellule de la Capitale-Nationale.


Même si le mouvement a ralenti au courant de l’été, l’intervenante assure que la lutte est loin d’être terminée.


« La colère gronde vraiment encore et le fait d’avoir été ignorés à ce point-là, justement, ça crée encore plus de grogne dans les rangs », ajoute-t-elle.


Alors que le Québec est en pleine campagne électorale, le milieu communautaire tente de rencontrer chaque parti politique. Des annonces concernant le logement, l’itinérance, le coût de la vie et le transport ont été faites par les différentes formations. Le communautaire, lui, attend toujours des engagements clairs.


« Notre cheval de bataille présentement, c’est déjà d’avoir un engagement qui dit qu’on aura au moins cinq rencontres de négociation avec le gouvernement », rappelle la responsable, chose que le milieu n’a jamais réussi à obtenir auprès de la Coalition avenir Québec (CAQ).


Pour l’instant, aucun parti politique n’a fait d’annonce directe concernant le milieu communautaire.



Une première rencontre avec l’équipe Fréchette


Dans un communiqué envoyé le 26 août, le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) et le mouvement Le communautaire à boutte disent avoir finalement rencontré la première ministre Christine Fréchette, après 100 jours de demandes.


La rencontre a eu lieu deux jours avant les élections.


« L’impression qu’on a, c’est qu’elle a coché une case dans son agenda, en disant : “J’ai rencontré le communautaire à boutte.” »


Le communautaire à boutte a trois grandes demandes : un fonds d’urgence de 360 M$, une indexation annuelle selon les coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC) et un plan de rattrapage financier visant à atteindre la moyenne salariale québécoise.


L’organisation affirme que son cri du cœur n’a pas été entendu par Mme Fréchette. Elle aurait plutôt défendu le bilan de la ministre Chantal Rouleau, responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire.



« C’est certain que si la CAQ revient au pouvoir, on va avoir beaucoup moins de patience », avoue Marie-Ève Bouchard.


Des actions déjà prévues


La prochaine action du mouvement Le communautaire à boutte est déjà planifiée le 15 septembre prochain, à Trois-Rivières. Une manifestation nationale se tiendra dans le comté de Christine Fréchette pour donner le coup d’envoi. Le groupe a aussi l’intention de se rendre aux studios de Radio-Canada lors du débat des chefs pour rappeler les besoins du milieu. D’autres actions sont aussi en planification dans plusieurs régions du Québec.


Lors du rassemblement devant l’Assemblée nationale, en avril dernier, le groupe avait d’ailleurs laissé sous-entendre qu’une grève générale illimitée était envisageable.


« Si le gouvernement ne répond pas à notre urgence, ben, à un moment donné, c’est vers là qu’il nous envoie », conclut la responsable.

 
 

Émiss
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