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Le journal Le Monde dit de Meredith Monk qu'elle est une « splendide anomalie de la scène américaine depuis les années 1970 ». Quand on définit son art comme de la performance, elle réplique qu'elle est d'abord une compositrice. Quoique dans une autre entrevue elle dit qu'elle refuse d'être catégorisée. Sa première influence: Jean Cocteau, lequel disait que tout travail est poétique. Les quatre oeuvres pour piano que nous allons entendre en début d'émission sont interprétées par la pianiste canadienne Christina Petrowska Quilico.

Nous allons poursuivre avec deux autres oeuvres pour piano, celles-ci de John Cage, l’un des compositeurs les plus influents du XXe siècle. Cage qui disait: « Je ne comprends pas pourquoi les gens ont peur des idées nouvelles. Moi, j’ai peur des vieilles idées.» Et vous? La première oeuvre, In a Landscape a été écrite en 1948 pour la chorégraphe Louise Lippold. En l'écoutant, on pourrait s'imaginer dans un jardin zen, détaché de notre corps, flottant dans le paysage.

Tout comme Monk et Cage, Molly Joyce dont nous allons entendre deux oeuvres, a collaboré avec des artistes de diverses disciplines. Née en 1992, elle est diplômée de la Juilliard School, du Conservatoire Royal de La Haye et de la Yale School of Music. Elle a étudié notamment avec Samuel Adler, David Lang, Hannah Lash et Missy Mazzoli. 

Au début de la deuxième heure, j'enchaînerai avec des oeuvres pour piano d'une compositrice et d'un compositeur Arméniens. Ce sera d'abord la compositrice Geghuni Chitchian. Née en 1929, elle est diplômée de l'école musicale secondaire des enfants doués de Erevan, la capitale de l'Arménie, dans les classes de piano et de composition. Ayant obtenu en 1953 un diplôme du Conservatoire de Erevan, elle devint membre de l'Union des compositeurs de l'ex URSS, puis de l'Union des compositeurs arméniens. Ses premières pièces ont été publiées alors qu'elle avait à peine dix ans. Elle a été élevée au titre de compositrice émérite dans son pays. Suivra Artur Avanesov qui est à la fois pianiste de concert et compositeur.  Se revendiquant d’un certain postmodernisme musical, il s’autorise tous les styles, allant jusqu’à créer un effet de cymbalum, cet instrument de musique composé d’une centaine de cordes métalliques de longueurs différentes, tendues au-dessus d’une caisse de résonance de forme trapézoïdale, dans la dernière des six pièces que nous allons entendre de lui.

Après Chitchian et Avanesov, je vous présenterai une oeuvre de l'Américaine d'origine coréenne Beata Moon qui est elle aussi à la fois compositrice et pianiste. Elle nous interprètera sa suite "In transit", une oeuvre pour piano en cinq mouvements qui se veulent autant de vignettes sonores sur la ville de New York, là où elle vit. Toutefois, le mouvement intitulé Leonard Street n'est pas dédié à celui qui est à l'origine du nom de cette rue, un personnage du 18e siècle. De l'aveu de la compositrice, il se veut plutôt un hommage à Leonard Bernstein, qui fait partie des compositeurs qu'elle reconnait parmi ses influences majeures, avec Barber, Gershwin, et Copland.

Une oeuvre toute récente de Caroline Shaw terminera l'émission. Le chroniqueur Frédéric Lambert dit d'elle qu'elle a le don de mêler les tournures familières et la nouveauté. Il faisait référence à l'album Orange qui vient de sortir, dans lequel ses oeuvres sont interprétées par le Quatuor Attaca. Diplomée en composition de l'Université de Princetown, où elle poursuit d'ailleurs ses études doctorales en composition, Caroline Shaw fut la plus jeune récipiendaire du Prix Pulitzer de musique pour son oeuvre magnifique Partita for 8 Voices en 2013. Shaw est une véritable star de la scène musicale contemporaine de New York. Son talent exceptionnel s'est manifesté dès son plus jeune âge: elle a composé une oeuvre pour quatuor à cordes alors qu'elle fréquentait l'école primaire. 

C'est un rendez-vous demain mercredi 29 mai à compter de 11h AM, ou sinon en reprise grâce à la baladodiffusion.
 
 

Émiss
ions

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